#9 Ne pas oser

Ne pas oser… ça nous arrive à tous n’est-ce pas?

Réaliser un rêve, aborder une personne, se lancer dans une activité, un hobbie… Ca nous donne envie, mais les peurs nous rattrapent.  Elles sont différentes selon chacun, mais une chose est sûre: elles nous ralentissent ou parfois nous bloquent complètement! Et si on en parlait?

Ce sujet m’est venu à un moment ou la peur me paralysait. Je prends des cours de chant et ma prof me propose de participer au concert pour ses élèves. Le rêve, mais… je suis bloquée de peur, trouve toutes les excuses: je n’aime pas ma voix, ne suis pas assez au point, je vais tout rater…. Et pourtant, moi qui me pousse toujours à avancer, moi qui ai décidé que la peur ne guiderait pas mes pas, je me suis faite avoir. J’en ai fait du chemin jusqu’au moment de dire oui. Et voilà ce que j’en ai tiré.

La peur: c’est naturel

peur oser effrayé

Oui je sais, ce n’est pas un scoop, la peur tout le monde l’éprouve. Elle se manifeste différemment selon chacun de nous, elle remue des choses en nous, ou les bloquent, c’est le tourbillon dans la tête…. Bref. Nous ne l’aimons pas. Qu’est-ce que c’est précisément?

Wikipédia nous éclaire un peu:

La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. […] D’un point de vue neurologique, la peur est essentiellement une activation de l’amygdale (ensemble de noyaux au niveau des lobes temporaux). L’activation de l’amygdale correspond généralement à un sentiment de danger imminent. Elle peut entraîner une inhibition de la pensée et prépare l’individu à fuir ou à se défendre.

La peur est donc une émotion, et comme toutes les émotions, elle se manifeste physiquement:

  • tremblement
  • gorge nouée
  • incapacité de parler, crier
  • paralysie
  • ventre serré
  • nausée
  • … etc

Ce qui est intéressant à observer, c’est la précision suivante: nous la ressentons en présence ou dans la perspective d’un danger. C’est-à-dire que le fait d’imaginer qu’une situation est dangereuse suffit à avoir peur. Alors oui, pour certaines situations c’est plutôt pratique: la peur de se noyer si nous ne savons pas nager, la peur de s’électrocuter si un câble électrique est défectueux… Mais bien souvent, et je vous invite à y réfléchir, nous avons de peur de choses qui n’arriveront probablement jamais… Et en plus, souvent, cela concerne des situations qui ne représentent aucun danger physique pour nous, mais il s’agit plutôt de faire quelque chose de nouveau, d’inattendu, de différent. Et c’est là que cela devient un problème.

La peur de situation imaginaires

De manière générale, nous avons tous des appréhensions. Nous nous en servons pour nous préparer aux évènements, pour les gérer au mieux, ou pour anticiper tout problème et les résoudre d’avance. De ce point de vue, l’anticipation poussée par la peur est plutôt positive. La peur est ici gérée sainement, en agissant concrètement pour éviter la situation à risque, ce serait la position de défense. Mais parfois, nous ne gérons pas nos appréhensions, nous nous laissons submerger, tétaniser, et laissons tomber. C’est la situation de fuite. Là où cela pose problème, c’est lorsque la fuite devient une habitude.

Imaginer les dangers, les inconforts et fuir tout le temps, revient à fuir la vie. Elle est faite de situations inattendues, ou peu agréables. A force de fuir, nous devenons plus sensible aux potentiels dangers, la peur grandit. Ceci est souvent expliqué par la zone de confort: une zone dans laquelle nous restons. Et moins nous nous confrontons aux choses difficiles, plus la zone se restreint, réduisant nos mouvements, nos capacités d’action. Et plus nous sommes bloqués dans cette zone, plus nous appréhendons les choses. Sauf que: la peur ici est bien liée à une chose qui n’existe pas, ou pas encore. Si nous n’agissons pas, nous sommes bloqué par… du vent!

barriere emprisonné bloqué fein

Si j’ai peur d’aborder cette personne, mais que je ne fais rien, je n’ai aucune raison concrète d’avoir peur. Si je ne postule pas, si je ne fais pas le premier pas vers cette entreprise, je n’ai pas de raison d’avoir peur de l’entretien, ou de ne pas être accepté.

Nous cogitons alors de plus en plus, et laissons des idées freiner nos décisions. La raison est simple: qu’une situation soit réelle ou imaginaire, pour notre cerveau, c’est pareil. Et nous laisser bloquer par des appréhensions, constamment, revient à valider dans notre tête que la vie est dangereuse. Forcément, pour notre cerveau, la meilleure stratégie, c’est la fuite.

A armes égales

C’est vrai, nous ne partons pas tous avec le même bagage pour affronter les choses.

Tout d’abord physiquement: certains sont en pleine santé, alors que d’autres sont malades, handicapés, ou même simplement, dérangés par des soucis récurrents (asthme, allergies, diabète…). Ensuite, mentalement: un enfant qui grandit avec un sentiment de sécurité, qui a été poussé à toujours se dépasser aura une autre approche qu’un enfant qui a été surprotégé par exemple, ou qui a été rabaissé, comparé, etc. Enfin, il est clair que le milieu social influence notre rapport aux situations qui nous font peur.

Cependant, observons tout cela de plus près: notre point de départ définit-il vraiment notre façon d’évoluer, de façon définitive? Nous avons tendance à le croire et à baisser les bras, et pourtant: le handisport est un exemple que non, la réussite de gens qui partaient de rien nous montre que les limites peuvent être dépassées. Et puis, avoir des blocages, des freins concrets à la base, nous pousse à nous renforcer: nous n’avons pas le choix. Ou plutôt si, nous avons le choix: celui d’A-van-cer! Se dépasser est nécessaire et ainsi, les peurs, les limites sont repoussées. Du coup, une personne “lésée” à la base peut aller beaucoup plus loin qu’une personne à qui tout sourit depuis toujours en apparence.

peur libéré oser

Oui c’est difficile. Oui nous avons tendance à trouver des excuses, car nous avons de bonnes raisons de nous plaindre. Mais pourtant, nous apitoyer et rester bloquer ne nous rendra pas heureux. Cela justifie en apparence le fait qu’on n’ose pas. Et si nous décidions que ça suffit?

Un pas à la fois

Le plus important, c’est de comprendre pourquoi nous sommes bloqués par cette peur. Puis d’avancer, ne serait-ce que d’un petit pas. Aller nous renseigner sur ce hobbie. Jeter un œil sur internet pour savoir comment on organise un voyage. Remettre son CV à jour. Faire un petit pas, sans conséquence, juste pour nous. C’est déjà énorme. Puis, faire un deuxième pas, puis un autre, puis un autre. C’est inconfortable? Bien sûr, mais ce n’est PAS dangereux. Et c’est bien là le piège dans lequel nous tombons facilement.

pas avancer chemin oser

L’inconfort fait partie de la vie, le danger aussi, mais voyons aujourd’hui, nous vivons au paradis, par rapport à nos homologues d’il y a quelques siècles. Nous avons le monde pour nous, toutes les possibilités s’offrent à nous, et nous n’osons pas. Cette perspective bien large nous amène à relativiser n’est-ce pas? La relativisation est une superbe technique qui fonctionnera pour certains d’entre vous. Remettre les choses en perspective aussi: présenter la situation en points logiques, en faits dénués d’émotions. Là aussi, cela nous montre que le danger n’est pas réel mais dans notre tête.

Nous pouvons aussi nous faire aider: les amis sont là pour nous soutenir, les coachs nous poussent à aller plus loin tout en nous donnant leur appuie, internet regorge de conseils sur la marche à suivre pour résoudre pleins de situations, trouver un groupe qui travaille sur la même problématique nous porte plus loin, plus facilement. Demander de l’aide, ne pas avancer seul nous fait avancer aussi.

Au pire qu’est ce que je risque?

Oui au final, il faut se lancer quand même. Car au pire, je risque quoi? Si nous avons bien géré ce que nous pouvions, si nous nous sommes préparé, si nous avons validé tous les points de sécurité, qu’est-ce qui nous bloque encore? Le trac, cette peur qui arrive juste avant le grand saut. LA dernière grande peur, que l’on appelle aussi l’adrénaline. Vous savez quoi? Très souvent on dit qu’il fait se lancer, puis elle disparaît. Alors allez-y! Un coup de pied aux fesses, et lancez-vous. Bordel! Smile

oser envol pas

Quelle fierté ensuite de l’avoir fait, vos neurotransmetteurs serons en ébullition avec toute la chimie qui bouillonnera en vous, vous planerez, serez léger et.. heureux.

Car oui, derrière chaque peur se cache un cadeau: en les dépassant, vous toucherez la joie, une joie aussi grand que votre peur. Et votre plus gros risque en vous lançant, c’est de vivre cette immense joie. Ou d’apprendre. Avec une telle philosophie, toute la vie devient changée, non?

Allez courage restez bienveillants, ouverts, et souriez, ça aide à faire partir la peur Winking smile

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