L’égoïsme sain

L’égoïsme sain… vaste sujet, de plus en plus dans l’air du temps je trouve. Certains seront d’accord d’emblée, d’autres se questionneront sur ce principe qui paraît contradictoire. D’autres enfin se braqueront: l’égoïsme c’est mal voyons! Alors je vous propose cette petit réflexion. Attention, j’y vais de mon franc parler dans cet article. Ne prenez pas tout au premier degré et surtout, lisez jusqu’au bout Winking smile

La définition de l’égoïsme

Tout d’abord, prenons la définition proposé par le Larousse: il s’agit d’un Attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts, au mépris des intérêts des autres. Ce qui à l’air de frôler le narcissisme. Wikipédia est plus soft: L’égoïsme est un tempérament qui consiste, dans une définition populaire, à avoir tendance à privilégier son intérêt propre aux dépens de celui du reste du monde en général, ou d’autrui en particulier. Nous voyons déjà que selon les sources, il y a jugement de valeur ou pas.

Ce que j’observe tout autour de moi, que ce soit en France ou ailleurs, c’est que l’égoïsme en tant que concept est mal vu. Le fait de penser à soi et non au groupe est considéré comme une mauvaise chose, blâmable. Influence des religions qui encouragent les élans du cœur? Ou influence sociologique d’intégration et survie au groupe, dans la dynamique: si tu donnes, tu recevras, l’entraide nous aide à avancer?

Ce sont des pistes de réflexions, personnellement je n’ai pas la réponse, et je pense qu’il n’y en a pas qu’une.

seul égoïste égoïsme

L’égoïsme, c’est vraiment mal, ou malsain?

Alors voilà LA question centrale.

Est-ce mal de penser beaucoup à soi? Fondamentalement, vous êtes souvent altruiste ou généreux vous? Le système autour de nous nous pousse-t-il à être altruiste? Vous donnez souvent de votre temps, de votre argent, ou votre écoute aux autres?

Alors oui, la plupart du temps nous ne vivons pas en hermite hein, je suis d’accord. Mais la majorité du temps, nous sommes plutôt poussé à penser à nous quand même. Métro-boulot-dodo: parfaite illustration. Métro bondé d’inconnus à 7h du mat’, c’est pas vraiment le moment où nous avons envie de partager ne serait-ce qu’un sourire pour certains Winking smile. Au boulot, le stress peut souvent nous conduire à la performance, et donc à nous concentrer uniquement sur nos tâches, toute la journée. Et enfin dodo, bon ben si certains sont altruiste quand ils dorment, qu’ils m’expliquent, et non je ne parle pas du partage de décibels de monsieur (ou madame parfois) quand il/elle ronfle…

Nous sommes d’accord je pense: naturellement, nous nous occupons quand même plus de nous que des autres. Est-on mauvais? Du coup la réponse semble plutôt non.

Une situation cependant peut nous montrer le contraire: les parents. Ils pensent quasi tout le temps à leurs enfants, l’éducation, les courses pour les nourrir, leur bien-être: et oui, c’est vrai, il est naturel de plus penser aux enfants qu’à soi. Mais je vous invite tout de même à poursuivre cette lecture, j’y reviendrai.

Maintenant est-ce malsain de penser à soi? Finalement, en reprenant les exemples cités, nous pouvons voir le besoin de se protéger dans sa coquille, lorsque fatigué, nous nous retrouvons coincés dans la rame bondée du métro. Puis, le besoin de faire son travail est bien nécessaire pour gagner l’argent nous permettant de payer nos factures. Surtout que le chômage peut nous guetter. Et enfin, quoi de plus normal, vital dirais-je, que de se reposer?

Je pense donc que nous pouvons retirer ces idées de nos têtes: l’égoïsme n’est ni mal, ni malsain. Dans les faits, c’est un comportement naturel.

L’égoïsme: un besoin de survie

Allons plus loin en suivant l’idée qu’il faut être altruiste. Altruisme : penser plus aux autres qu’à soi, si nous suivons la logique contraire de la définition du Larousse. Ceci ne vous choque pas?

Je veux dire, donner la priorité aux autres, plutôt qu’à soi, plutôt qu’à notre propre vie, c’est violent non?  Notre vie vaux tout autant que la vie de n’importe qui autour de nous. Nous sommes tous des êtres humains, égaux. Donc le principe même de l’altruisme est un non-sens envers l’humain.

De plus, si nous répondons d’abord aux besoins des autres, fondamentalement, nos besoins seront moins ou pas comblés. Et donc logiquement nous tendons vers un dépérissement.

Un exemple parlant est celui des consignes de sécurité en avion: il est dit que s’il n’y a plus d’oxygène, il faut d’abord se mettre le masque à oxygène à soi avant de le mettre aux autres, même aux enfants. Pourquoi? Parce que si en tant qu’adulte, nous ne nous sauvons pas nous-même en premier, comment pouvons-nous ensuite aider les autres, dans cet exemple, des enfants? Si nous n’avons plus d’air, c’est fini pour nous. Alors oui, nous aurons eu l’acte louable de le sauver d’abord. Mais s’il a besoin de nous encore après?… Ben nous ne serons plus là.

L’égoïsme est nécessaire à la survit, à la bonne santé de chacun.

Et je reviens là à mon exemple des parents: combien rêvent d’une bonne nuit de sommeil, ou mieux, d’une grasse matinée? Combien rêve ne serait-ce que de quelques heures de calme? Donner ses enfants à garder aux grands-parents peut être mal vu parfois, mais c’est souvent un gros cadeau que s’offre les parents pour recharger les batteries, retrouver une sérénité, ou même pour se retrouver en tant que couple.  Donc finalement, même dans ce cas, penser à soi est vital.

aide partage altruisme

L’égoïsme: la voie vers l’altruisme

Eh oui, la voilà la dualité que j’aime tant! En fait, le principe est simple: en répondant à nos besoins, nous sommes capables de répondre au mieux à ceux des autres.

Une personne qui prends grand soin d’elle, de sa santé, sa vitalité, ses finances, bref, son équilibre dans son ensemble, peut être amenée dans cette logique à dire non, à vouloir se retrouver seule pour se ressourcer, à refuser de donner de l’argent pour garantir sa sécurité financière. Cette personne pensera à elle en premier, pour son propre bien, pour son bien-être, son bonheur.

Cette personne, en prenant soin d’elle et en comblant ses besoins, aura ensuite la force nécessaire pour écouter son ami qui traverse une période difficile, et être une épaule solide pour lui. Elle garantit un toit, et de la nourriture à sa famille. Cette personne pourra même faire plaisir aux autres, en donnant un coup de main, ou en ramenant les croissants si elle a suffisamment stabilisé sa situation…

Les parents, en prenant soin de leur sommeil, leur forme physique et mentale, en prenant soin de leur équilibre, iront vers plus de sérénité, et donc de calme. Ils géreront plus facilement, et avec moins de stress, les situations quotidiennes. Les enfants le sentent quand les parents sont tendus, ça vous le savez si vous avez des p’tits bouts Winking smile

C’est en prenant soin de soi-même qu’on peut donner sainement aux autres, qu’on peut donner sur la durée, sans se mettre à mal. Et surtout, en prenant soin de soi, nous tendons vers le bonheur: le calme, la sérénité, le rire, la paix en nous. En prenant soin de soi d’abord, on s’honore, on honore sa vie, ce que nous avons de plus précieux. Et nous apportons aux autres.

Nous apportons aussi parfois en ne faisant rien d’autres que s’occuper de nous. Nous pouvons être un exemple pour les autres, une source d’inspiration. Une personne comblée dégagera de la positivité, du bien-être qui détendra une ambiance, ou même les gens autour d’elle. Une personne sereine peut même pousser naturellement les gens à se confier, et ainsi se libérer d’une charge émotionnelle ou en récupérer des conseils… C’est sans fin.

Si chacun d’entre nous faisait de lui sa priorité, dans le but d’être au top et de pouvoir apporter aux autres, ne serait-ce pas un beau monde qui se profilerait?

égoïsme partage bonheur

Et vous finalement, vous en pensez quoi? Partagez votre point de vue Smile

Et rappelez-vous, restez bienveillants, ouverts et souriez.

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2 Replies to “L’égoïsme sain”

  1. Mon ex chéri était d’un égoïsme profond, et ça n’avait rien à voir avec le fait de vouloir s’occuper de lui parce qu’il était mal ou qu’il en avait besoin… C’était un égoïsme malsain, enfin c’est comme ça que je l’ai perçu. Donc en fait je pense qu’à des moments, pour certaines choses, certains choix, il faut penser à soi et être égoïste, mais ça ne doit jamais avoir de conséquences direct sur les autres et surtout devenir un état permanent. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire… Par exemple, je décide de me barrer en Australie en laissant des dettes à mes parents 😅 enfin bref, c’est comme pour tout, il faut un juste milieu ! En tout cas très intéressant ton article, j’ai beaucoup aimé ta réflexion 😊

    1. Merci pour ton commentaire Sylvia 🙂 Il souligne bien la fameuse dualité de l’égoïsme.
      Effectivement on peut faire du mal aux autres en étant égoïste malsain.

      J’avais plutôt pris l’approche (exprès) de savoir prendre soin de soi. Savoir dire non, savoir trouver un équilibre avec les autres en s’intégrant dans l’équation, ne pas s’oublier. Après, dans ton cas avec ton ex, être égoïste sain aurait été de lui dire clairement que tu n’es pas d’accord, lui montrer que tu as besoin de soutien, de respect alors qu’il te montre l’inverse? Ou de le lâcher.
      Et dans ce cas, dans ta démarche “égoïste” mais vitale, tu auras répondu à tes besoins. Car au final, nous sommes le mieux placé pour répondre à nos besoins.

      Ton exemple de voyage en est l’illustration: ton acte “égoïste” peut être perçu comme mal (comme ton ex), car tu laisses des dettes à tes parents. Pourtant tu décides d’y aller quand même car ça t’appelle, ça te nourris. Là où est la différence, c’est l’impact des autres, les dettes, mais que tu soulignes justement, et le fait que tu en parle me fait penser que vous en avez discuté, vous avez essayé de trouver une solution.
      Ou pas mais c’est toi qui gère 😀

      Ta nuance mérite un article à elle toute seule, je prends note 😉

      Je finirais par dire que chaque acte de notre part à une répercussion directe sur quelque chose ou quelqu’un, c’est ainsi. Cet impact est perçu plus ou moins fortement selon la situation, ou la personne. Mais quoi qu’on fasse, on agit sur nous et notre environnement. Nous avons appris à vivre ensemble donc la plupart du temps nous savons gérer cela, ou alors cela nous dépasse parfois. Que quelqu’un nous dise non n’est pas grave en soi, sauf si nous avons mit une attente particulière sur cette personne: dans ce cas c’est le drame.

      Qu’en penses-tu?

      Et si le fait de penser à soi, le fait de s’occuper de soi afin d’être entier nous permettait de rester bien dans nos baskets, même quand les choses se déroulent d’une autre manière que nous aurions souhaité?

      Finalement l’égoïsme sain est une affaire de point de vue 😉

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