La positivité pour gérer nos difficultés

Parfois, nous subissons les choses. Parfois, nous avons même l’impression que nous n’arriverons pas à nous en sortir, à avancer, à nous extirper d’une situation pesante, ou d’émotions qui nous habitent.

Dans notre vie, nous vivons des périodes fastes, et des périodes plus creuses, voir difficiles. C’est ainsi, c’est la vie. Je pense que chacun d’entre nous validons cette idée. Mais souvent nous maudissons ces moments “bas”. Il faut dire qu’au moment où ils arrivent, c’est bien la dernière chose que l’on souhaite vivre.

Les moments bas: perçus ou réels?

Alors non, je ne vais pas vous faire culpabiliser d’être triste à cause de votre dispute avec votre chéri(e), en vous disant de ne pas tout dramatiser et que certains perdent la santé tous les jours.

Vous êtes triste, c’est un fait, c’est légitime, et surtout: vous avez le droit.

Des gens tombent malade tous les jours, c’est un fait aussi.

Bien sûr, objectivement, votre situation dans ce cas est “préférable”, et je ne cherche pas du tout à minimiser ou faire abstraction des difficultés que vivent les gens sur terre, au contraire. Simplement, combien de fois avons-nous haït une situation, puis quelque chose de plus dur nous est tombé dessus, et nous en venions à nous trouver bête à nous plaindre, car finalement au début, ce n’était pas si terrible. Cela nous montre qu’il y a une différence entre la situation vécue et la manière dont nous la percevons. C’est à dire, les faits et leur difficultés engendrés en nous, et la charge émotionnelle que nous y mettons. Cette charge peut augmenter la tristesse ressentie, ou alors l’amoindrir.

Par exemple: vous vous êtes disputés avec chéri(e), vous êtes un peu fâché.

Le fait: vous êtes distants l’un de l’autre aujourd’hui, êtes moins attentif à l’autre, vous vous repliez sur vous.

Avec une charge émotionnelle négative, cela donne: “il/elle ne me regarde pas aujourd’hui, j’ai moins d’importance à ses yeux qu’avant, sinon il/elle ne m’aurait pas fait ces reproches, il/elle est égoïste…”

Avec une charge émotionnelle positive, cela pourrait donner “chouette, du temps pour moi pour réfléchir à ce qu’il vient de ce passer, les reproches m’ont fait mal mais… étaient fondés, allez, ça passera, ce soir je ferais un pas vers lui/elle, et on aura grandit de cette dispute, on en rigolera même!”

Cette charge émotionnelle peut être assimilée à un point de vue sur les choses, sur soi. Point de vue que l’on peut travailler, et qui va de paire avec la confiance en soi.

Le point de vue positif: illusion?

Ah ce fameux positivisme.

Parfois, les gens positifs sont vus comme vivants dans un monde de bisounours, déconnectés de la réalité. C’est vrai que les tendances générales véhiculées partages plutôt les informations sur la guerre, la famine, le système qui va mal… On aime se plaindre et pointer le négatif du doigt. Comme si cela représentait le monde réel…

Or la magnifique plante qui pousse et s’épanouie à côté du HLM, elle existe. L’enfant qui rie de tout cœur et transmet son fou rire à ses parents existe, même si ses parents sont au chômage. Les gens font de belles choses malgré les guerres et les tragédies: associations, mouvements de solidarité lors des attentats, quand une famille perd sa maison dans les flammes…

La positivité consiste à voir un fait dans sa globalité avec un filtre positif, qui attire l’œil sur le beau. Et elle peut aussi aider à débloquer des situations dites négatives, en voyant les opportunités qu’elles amènent avec elles.

Cela renverse complètement les émotions associées aux situations, et aussi la manière d’agir, de réagir, et au final, la manière de vivre. Et franchement, une vie positive est bien moins stressante qu’une vie négative!

La positivité: un travail de tous les instants

Alors oui, en période haute, pas besoin d’effort pour voir le verre à moitié plein. Mais même à ces moments, des choses peuvent nous titiller, nous énerver… Et évidemment, quand rien ne va, c’est l’explosion quand quelque chose ou quelqu’un nous embête. Et c’est bien pour cela que la positivité se travaille, comme un muscle, afin de devenir plus forte, plus robuste.

La positivité, ce n’est pas de minimiser les choses. Ce n’est pas non plus de passer outre en s’oubliant. La positivité, ça passe d’abord par soi et pour soi.

C’est de s’observer quand quelque chose nous dérange, et de prendre soin de la part en nous qui est heurtée. Mais c’est aussi comprendre que l’autre n’agit pas contre nous personnellement comme si nous devions payer quelque chose. Je l’ai compris et le détaille dans les articles de mon défi, les gens ne nous attaquent pas personnellement, mais font face à leurs visions, filtres, croyances. Elle permet d’avancer et de faire grandir des relations, si on y est ouvert.

Et si c’est une situation qui vous touche, et bien, là, c’est le moment de vous renforcer, de prendre soin de vous, de garder la conviction que rien n’est permanent. Il va malheureusement falloir faire avec, cela fait parti de la vie. Entourez-vous de vos proches, et voyez plutôt tout le bien que vous vous donnez, que vous recevez, ces échanges, ces présences, cet amour.

Légèreté

En fait, pour conclure, je dirais de prendre les choses avec du recul, de la hauteur, de la légèreté. Un fait est un fait. A nous d’y apporter les émotions, et donc l’énergie, que nous souhaitons.

“Si le problème a une solution il ne sert à rien de s’inquiéter,
mais s’il n’y a pas de solution, s’inquiéter ne changera rien.”

Bouddha

buddha zen harmonie

Restez bienveillants, ouverts, et surtout… souriez

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