Gérer son état d’être en public

Vaste question, et je me pencherai sur l’angle de vue suivant: gérer son état d’être, entre hypocrisie et authenticité.

C’est vrai, parfois on a pas envie, parfois on veut juste être seul, parfois on est vexé, bousculé, touché… et notre bienséance nous empêche de l’exprimer. Et ça, c’est compliqué à gérer. Comment se placer? Comment s’écouter soi et respecter l’autre aussi? Car clairement, il y a des cas ou faire bonne figure, c’est mieux. Pour tout un tas de raisons, car on sait que notre émotion est passagère, car ce n’est pas le moment pour la personne en face de nous, car… car…

Et si on en parlait?

L’instant immédiat

Alors quand quelque chose nous bouscule, sur le moment, on peut avoir envie d’exprimer son émotion, d’une manière vive qui pourrait nous apporter de la négativité par après. C’est donc compliqué. Plus l’émotion est forte, plus la gestion est difficile, et moins nous avons la capacité de réfléchir clairement. Alors comment faire?

Je dirais, écoutez votre instinct, il vous dira quoi faire. Si vous pouvez vous isoler un moment pour évacuer l’émotion trop forte, faites-le! Mais si vous êtes dans la situation, sans échappatoire, je dirais, faites du mieux que vous pouvez pour passer le moment.

Pour ma part, je parle d’autre chose, je focalise l’attention ailleurs. Si la personne me demande ce qui ne va pas (car mes émotions se lisent sur mon visage évidemment… Smile), je prends un élément participant à mon état comme justificatif. “Je suis fatiguée”, ou “cette période est stressante” passe mieux à 1h du matin après une longue journée, plutôt que de dire que “l’autre nase” nous a énervée.

Le but pour moi, c’est de gagner du temps, pour pouvoir me calmer. Car je sais qu’une émotion est passagère. Chacun d’entre nous a son  truc, sa manière de gérer. D’ailleurs n’hésitez pas à partager vos expériences, c’est intéressant de voir comment chacun fonctionne!

Ensuite…

Eh bien une fois avoir laissé passer le temps nécessaire à l’évacuation de l’émotion, on y voit plus clair, les choses nous paraissent moins grave. Surtout on fait le point! De manière concrète, qu’est-ce qui m’a amené à réagir ainsi? Bien sûr il y a une part de nous, notre état, nos blessures… Mais il y a forcément une part externe.

Et comme d’habitude je vous encourage à faire le point, en tirer les leçons. Mon article sur la gestion des émotions vous guidera d’avantage.

Du coup, on oscille à un moment donné vers un moment d’hypocrisie. Je veux dire, je vous encourage à être vous-même, et là je vous dis ouvertement que je n’exprime pas mon ressenti, et que je détourne un peu mes propos….

Un juste milieu: un équilibre personnel

Alors je dirais que cela regarde chacun d’entre vous. Nous avons tous nos propres limites. Moi je préfère me protéger, ainsi que la personne en face de moi, en déviant la conversation, plutôt que de faire exploser une situation qui sera plus douloureuse encore à gérer après.

Est-ce de l’hypocrisie? Ou un simple moyen de gérer ses émotions tout en préservant ses relations? Je veux dire, les rapports humains sont fragiles et une émotion négative peut les entacher  durablement, et laisser place à de l’amertume. Puisque qu’il s’agit d’une réaction peut-être disproportionnée de notre part car touchant à nos limites et blessures, ne vaut-il pas mieux parfois reculer, pour ensuite agir avec plus de paix intérieure?  Ceci n’empêche évidemment pas d’aller parler et rétablir les choses ensuite avec les personnes concernées. Là encore écoutez-vous, vous savez.

Alors oui parfois il faut crever l’abcès, il faut y aller, j’en conviens. Mais dans la plupart des cas, agir en étant apaisé engendrera de meilleurs résultats.

Qu’en pensez-vous?

Allez, soyez bienveillant, doux envers vous, et prenez soin de vous pour garder votre souriez.

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