#25 Gérer ses attentes envers les autres

Là je vous parle d’un sujet qui me touche beaucoup en ce moment. Les attentes. Ces aspirations, ces espoirs que l’ont met sur des personnes, des situations, et qui font tellement mal si elles ne sont pas comblées. Et en fait, peuvent-elles être comblées à nos yeux?

Un mécanisme personnel

Les attentes, c’est entre nous et nous-mêmes. Elles nous sont propres. D’où viennent-elles? De nos blessures, de ce qui nous fait mal, ou que l’on ne soigne pas. Le mécanisme est simple: j’ai mal –> j’émets le souhait que telle situation ou telle personne me fasse du bien, pour me sentir mieux. Ca paraît simpliste n’est-ce pas? Et pourtant, il est tellement facile de le faire, sans nous en rendre compte!

Il y a aussi les attentes plus conscientes. C’est-à-dire qu’elles sont naturelles et implicites ou explicites. Les relations de couples, d’amis, entre parents et enfants, entre collègues de travail nous le montrent tous les jours. En général, lorsque les attentes sont partagées, la relation fonctionne plus ou moins bien. Là ou ça capote, c’est quand elles sont à sens unique.

Ce n’est pas bon ou mauvais. En fait, je pense que les attentes peuvent être un moteur si elles sont utilisées consciemment, et intelligemment, avec communication, pour nous faire évoluer, ou faire avancer nos relations. Mais elles sont une source de souffrance, lorsque nous en devenons dépendant. Surtout que cette dépendance, agissant comme une drogue, demande des doses de plus en plus importantes de satisfactions… temporaires.

Et au fond, cela ne résout pas les choses. Le mal profond se développe, et on est pas heureux…

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Rancœur et souffrance

Une attente non assouvie laissera place à la déception, ou même à la souffrance, et la rancœur envers ces personnes qui ne nous ont pas comblées, ou envers la vie. Et c’est là que la communication porte tout son sens. Parler permet de remettre les choses en place et de prendre la mesure de la situation. Ainsi vous pouvez vous rendre compte que:

  • La personne en face de vous n’est peut-être même pas au courant de ce que vous attendez d’elle.
  • Donner les clés de votre bonheur à autrui n’est pas un acte juste: vous êtes responsable de vous-même, en disant les choses, en posant les limites, en gérant vos blessures.
  • Finalement, à être focalisé sur ce que vous n’avez pas, vous pouvez rater le beau que vous avez déjà autour de vous, et dans votre vie.

Finalement ce mécanisme de projection/souffrance s’auto-entretien, alors qu’en prenant son courage à deux main, il peut être conscientisé, puis stoppé, pour notre plus grand bien. Pourtant si c’était si simple, on résoudrait ça facilement…

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Désillusion

Je pense que le mot principal qui définit la difficulté à gérer ses attentes, c’est la désillusion. Puisqu’elles nous maintiennent dans une recherches prétendument salutaire à l’extérieur de nous, en cachant la raison de cette projection.

La désillusion, ça fait peur. Ca veut dire voir que ce que l’on voit/croit n’est pas vrai. Et quand on voit quelque chose qui nous plait, c’est pas vraiment confortable d’aller voir que la réalité est différente. On est bien dans notre environnement tout doux quoi…. Pourtant la désillusion, même si elle gratte à nos espoirs perdus, et nos blessures, à cela de beau qu’elle révèle les choses telles qu’elles sont. Et souvent, elles sont belles, même bien plus belles que nos illusions.

Je veux dire, cette personnes, cette situation que vous voyez dépouillée de tout voile, vous la voyez avec cette simplicité, douce et légère, comme elle est. Et vous avez là l’opportunité de voir qu’elle vous fait du bien comme elle est, que cette personne malgré votre attitude de projection, vos défauts, vous aime quand même, mais tel que vous êtes. Vous voyez les choses avec ce mélange dur et doux de la réalité.

La réalité brute de pomme n’est pas belle ou moche, mais elle nous ramène à quelque chose de parfois moins doux que ce ne nous avons construit dans notre tête. D’où l’expression la “dure réalité”. Or cette apparente dureté est un point de vue, à prendre dans l’ensemble de la situation, avec recul et un peu de philosophie. C’est là, je pense, que ce trouve un départ de bonheur, réal, ancré, vrai.

Car évoluer avec cette conscience vous émerveillera tous les jours, sans illusion, donc sans attentes inassouvies. De manière juste et libérée.

Prenez soin de vous, restez bienveillants envers vous et votre entourage, et gardez votre sourire, il vous va si bien.

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