#8 Les rapports aux autres, une question de points de vue

Hello vous, lecteurs assidus ou nouveaux visiteurs, bonjour! Je vous propose aujourd’hui de nous intéresser aux rapports aux autres, en intégrant leurs points de vue, même si au final nous en revenons toujours à nous-même. Mes derniers articles du défi traitaient de fonctionnements internes par rapports aux situations, aux relations, et évènements avec les gens qui nous entourent. Je trouve cela intéressant de changer un peu, et voir tout ça d’un point de vue plus large qui amène, à mon sens, plus de compréhension, d’ouverture d’esprit, et donc, amène de l’apaisement.

Je vous propose de redonner à chacun son légitime pouvoir de décision.

Notre vision: notre vérité

vision point de vue

De manière générale, nous vivons selon nos règles, ou selon des règles auxquelles nous adhérons. Et lorsque quelqu’un sort de ce cadre, nous avons plusieurs manières de réagir:

  1. nous acceptons la différence
  2. nous ne la comprenons pas mais vivons avec
  3. nous la trouvons injuste, ridicule, inacceptable: nous la rejetons

Que nous soyons quelqu’un d’ouvert ou pas, de conciliant ou d’intransigeant, cela nous arrive à tous de rejeter des actes, des points de vue, car ils ne correspondent pas à notre système de valeur. Or notre système de valeur est une sorte de loi de comportement, et vaux comme vérité à nos yeux, pour nous-même. Et parfois, il est difficile de ne pas oublier qu’il ne s’applique justement qu’à nous.

Là ou je mettrais un bémol, c’est lorsqu’il s’agit du respect fondamental, où évidemment, la liberté des uns s’arrêtent là ou commence celle des autres. Je ne parle pas dans cet article du respect fondamental qui doit être respecté. (Oui je me répète sur le mot respect mais je n’ai pas trouvé mieux .. ^^ et il est primordial)

Je parle ici des agissements et points de vues de la vie quotidienne, qui pimentent nos rapports aux autres, les idées que nous ne partageons pas, les décisions auxquelles nous n’adhérons pas. Cela va du pull “moche” de la voisine, au choix d’alimentation, ou au choix de vie de notre cousin qui a tout plaqué pour suivre son rêve: ouvrir sa boulangerie au Guatemala.

Notre système de valeur: un cadre qui nous conditionne

Nous fonctionnons selon nos règles. Elles constituent un cadre, qui définit nos actes. Elles sont malléables selon notre évolution, les évènements de nos vies; ou parfois très rigides. Ces règles nous ont été enseignées ou alors, nous les avons choisies. Nous les acceptons, ou alors nous les suivons par habitude, éducation, ou peur de les changer. Ce cadre est nécessaire pour notre fonctionnement en tant qu’individu, puisque sans lui, nous aurions des agissements incompréhensibles, ce serait l’anarchie, et une vie en harmonie serait bien compliquée. Que ce cadre nous corresponde, ou pas, nous agissons selon lui.

cadre conditionnement

Nous sommes libre de penser que ce cadre est le meilleur, qu’il en existe d’autres plus intéressants, ou simplement, que des cadres différents ont leur place, et peuvent coexister avec le nôtre. De manière générale, notre réaction dépend de l’importance de l’affecte que nous mettons dans nos convictions, et de notre degré d’ouverture à l’acceptation que chacun est libre de ses choix.

Par exemple, qui n’a jamais entendu parler de végétariens qui s’engagent dans des discours virulents et accusateurs contre les “mangeurs de viande”? (j’exagère ma formulation exprès pour l’exemple, peace Peace) C’est typiquement le cas où l’affecte est si grand, qu’un autre système de valeur est inenvisageable pour la personne. Et la difficulté est de prendre du recul, et de se dire que:

  • non ma vision des choses n’est pas LA vérité absolue, et d’autres façons de penser ont leur place
  • oui mes raisons son nobles (parfois), elles ont leurs fondements,  mais les avis différents ont aussi leurs fondements et de ce fait son légitimes également
  • chacun est libre de ses choix, tant que l’on ne m’impose pas des choix qui ne sont pas les miens (ici, manger de la viande)

Nous sommes donc maitres de nos réactions, lorsque nous prenons la situation dans une vision plus large.

Comment être plus tolérant?

tolérance heureux paix

Ca c’est LA question, et comme d’habitude, ma réponse est toute en nuance. Tout d’abord, et comme évoqué, il faut prendre conscience que nous avons chacun notre vision des choses, liée à notre vécu. Elle existe et trouve une légitimité puisque le contexte l’a façonnée. Parfois c’est vraie, nous sommes tenté de dire qu’un tel est bête parce qu’il a tel avis qui nous parait absurde. Mais prenons bien conscience que pour cette personne, cet avis est logique!

Ensuite, prenons conscience qu’il est facile de lier son système de valeur à sa propre valeur personnelle. Cela est inconscient, même si pour moi, ce n’est pas entièrement juste. Donc condamner un avis peut très vite avoir un effet de fermeture de la personne en face de nous, et peut la blesser. D’ailleurs souvent, nous ne disons pas “je ne suis pas d’accord avec ton point de vue”, mais “je ne suis pas d’accord avec toi”; cela renvoi à la personne entière. Prendre conscience de cela amène une autre manière d’aborder la différence, et surtout, d’en parler.

Enfin, rappelons-nous que chacun d’entre nous avons évolué, nous avons modifié nos pensées, nos règles au cours de notre vie. Nous sommes donc passé par des idées que nous trouvions absurdes aussi plus tard! Donc comment juger des personnes qui ont les mêmes idées que nous avions à une époque? C’est manquer de tolérance envers elle, et la personne que nous étions. Comment juger des personne puisqu’elles ont toutes un potentiel d’évolution? Tout le monde évolue, il suffit d’ouvrir la voie à une nouvelle idée, et laisser la liberté au changement.

Alors oui, notre volonté d’avoir raison n’aime pas ça, mais… il faut bien lui expliquer qu’un peu de douceur et de psychologie, ça aide à vivre heureux Smile

Laisser à chacun son libre choix

Pour ma part, j’essaye toujours de laisser à chacun son libre choix. C’est-à-dire que je laisse le choix aux gens de ne pas être d’accord avec mes idées, et mes actes, et j’accepte qu’ils aient des idées auxquelles je n’adhère pas. Si je reçois des critiques, j’essaye (tant bien que mal parfois) de ne pas entrer en conflit, et de dire simplement que c’est mon avis, ni plus ni moins. C’est sûr ce n’est pas toujours évident. Mais rappelons-nous que chacun agit selon son vécu et ses filtres, et donc la critique, au-delà du fait qu’elle est une simple réaction à la différence, est aussi la conséquence du fait qu’une limite a été titillée.

De plus, ce n’est pas notre rôle de changer les autres, nous n’avons pas de pouvoir légitime là-dessus. En revanche, nous pouvons nous changer nous-même, nous modérer. C’est là notre pouvoir, et cela peut tout changer.

chemin choix vie

Le bon coté des critiques, c’est quand elles sont constructives, quand elles amènent des discussions. Pour cela, être ouvert à la différence est absolument nécessaire. Discuter librement de ses points de vue apporte de la richesses aux personnes qui échangent. Cela apporte aussi de la confiance en soi de pouvoir parler sans jugement. Du coup, nous sommes plus heureux, mais aussi plus ouverts à l’évolution, puisque les idées reçues n’ont pas été lancées comme des attaques.

A mon sens, c’est une manière d’avancer chaque jour un peu plus. Et ça, c’est plutôt cool!

Donc comme toujours, soyez bienveillants, ouverts, et souriez!! Ca apporte de la positivité dans la vie Smile

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