#2 Le jugement, quel mécanisme?

Le jugement fait parti intégrante de notre vie. Qu’il soit positif, négatif, fondé, émotionnel, réfléchi ou automatique. Nous jugeons sans cesse. Et même si nous le savons, il n’est pas toujours bon, vrai, ou légitime. Et je sens que depuis notre enfance, une certaine culture de la compétition, et de la peur de la différence, nous pousse naturellement à juger.

Il est difficile de définir un jugement, car il se mêle avec l’avis. La différence que je vois, est l’apport de la notion de valeur avec le jugement. Là où l’avis peut être vu comme plus factuel, ou plus neutre, et donc plus constructif.

Nous jugeons tout et tout le monde: les membres de notre famille, nos amis, nos collègues, les personnes que l’on croise. Que ce soit sur leurs actes, leurs tenues, leur façon de penser… Et nous pouvons nous poser la question de ce que nous apporte ces jugements. Et surtout: sont-ils positifs pour nous?

Pourquoi juger?

Qui n’a pas été blessé par un jugement au cours de sa vie? Qui n’a jamais blessé personne avec un jugement émit?

Qu’est-ce que cela nous apporte de juger: je remarque que très souvent, le jugement est une volonté de validation pour nous-même ou part l’entourage; ou alors, un moyen de se sentir mieux en montrant que la personne jugée est “moins bien que nous”. Remarquons que le point de départ est un besoin interne. Donc, c’est un avis qui passe par nous, nos yeux, notre compréhension, évoluant avec nos émotions. C’est notre vision des choses que nous projetons sur quelqu’un. Et naturellement, bien souvent, cela ne correspond pas. Il y a donc différence, qui engendre le jugement. Et cela même si cette différence est un détail!

Comprenons bien que dans la majorité des cas, que le jugement soit positif ou négatif, il n’est qu’illusion, car il passe par un point de vue, un seul, alors que la réalité est plus vaste et complète. En plus, si nous prenons en compte le fait que nous nous basons sur une partie de la vie de la personne concernée, celle que l’on voit, comme décrit dans le premier article du défi, nous nous rendons bien compte que le jugement est souvent inapproprié, et incomplet.

La bonne nouvelle

Pour conclure, et pour amener cette idée dans mon quotidien, je décide de prendre conscience des jugements que j’émets. Qui suis-je pour imposer quelque idée à qui que ce soit, surtout si cela peut blesser?

Mais aussi, je prends du recul sur les jugements que je reçois. Je prends en compte la situation: que vis la personne qui juge, quelles sont ses attentes, et sa vision des choses? Et surtout, je détache l’émotion que cela engendre en moi, des mots prononcés: cela me permet de voir s’il y a bel et bien un fondement, quelque chose que je peux améliorer, une faute à rectifier, une ouverture d’esprit à travailler.

Enfin, réfléchir à ce processus en profondeur m’aide à prendre confiance en moi: ce n’est pas ma personne qui est mise à mal. Et comme cela me fait travailler sur moi, j’ai conscience de qui je suis, je vais vers une amélioration de la personne que je suis, et donc, je sais que j’ai de la valeur: celle que je me donne.

Je vous encourage à essayer, ça fait du bien!

Restez bienveillants, ouverts, et souriez Smile

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