#18 Gérer les mots qui nous blessent

Comment gérer ces moments, où nous sommes piqués au vif, où nous nous sentons rabaissé, moqué, ou que sais-je? Je ne parle pas des petits pics “gentils”, qui nous égratignent à peine. Plutôt les mots qui nous blessent, nous touchent profondément. Ceux qui viennent gratter sur nos blessures mal ou pas cicatrisées. Les mots qui font littéralement mal. Cela peut arriver sans prévenir, une blague de nos amis que nous prenons mal, une réflexion de nos proches qui peut paraître anodine pour eux, mais qui nous blessent… Et évidemment, si nous réagissons à chaud, on nous rétorque que nous sommes susceptible et gnagnagna… Oui mais non, dans ces moments, nous ne nous sentons pas écouté, compris, ou même aimé, nous avons mal.

Sur le moment

Le truc c’est de se rendre compte assez vite de la situation: la personne en face de nous parle au travers de sa vision, ses filtres. Rappelez-vous, mon article :#1 Les autres ne nous définissent pas . Mais dites-vous aussi que votre réaction fait réagir votre entourage. Sur le moment nous n’avons envie que d’une chose: nous énerver, envoyer paitre la personne en face de nous, pleurer parfois. Notre réaction sera aussi forte que la blessure qu’elle a engendrée en nous.

mots blessent blessure mal (3)

Mais essayez rapidement de prendre du recul, de voir la scène, ce qui se joue chez l’un et chez l’autres, et surtout en vous. Prenez cette distance qui vous soulagera de vos émotions négatives, et qui vous permettra d’y voir plus clair, et surtout, de vous calmer. Car non seulement il n’est pas agréable de vivre ces moments, mais c’est encore moins agréable de subir les moqueries concernant notre réaction. Ou même de ressentir cette gêne ou culpabilité, quand on se rend compte qu’on a agit de manière impulsive.

Là encore, vraiment, ne vous jugez pas, vous êtes humain, vous avez le droit. Et surtout, tout passe, y compris ce moment.

Je n’ai pas de recette miracle sur l’attitude à adopter, cela dépend de vous, vos émotions, le fonctionnement des personnes qui vous entourent. Vous pouvez leur dire posément ce que leurs propos enclenche en vous, vous pouvez vous taire et lâcher l’affaire, vous pouvez dire stop, vous pouvez partir, vous pouvez changer de sujet… Bref, trouvez votre manière de stopper la situation, dans la douceur et la paix.

Gérer l’orage en nous

Une fois la situation désamorcée, je dirais qu’il vaux mieux gérer ce tourbillon d’émotions, de manière la plus optimale possible. Bien sûr, résoudre cette blessure en nous, là tout de suite, parait utopiste. Mais une chose est sûre: rester dans un état tendu n’est pas bon, ressasser est mauvais… Autant évacuer la négativité de la manière la plus saine possible. Et le meilleur moyen est… d’apprendre à se connaître. Nous fonctionnons tous différemment donc encore une fois tout dépend de vous. La clé est l’observation et la distance par rapport à vous.

mots blessent blessure mal (1)

Pour ma part, je remarque que lorsque je suis blessée, j’ai d’abord  besoin d’un moment de solitude, de me recentrer sur moi. Mon lieu de prédilection? Mon lit. Puis de m’enroule si besoin dans un plaid en mode doudou. Ce genre de situation me vide de mon énergie, du coup j’ai besoin d’un moment d’apathie. Une heure, parfois moins, parfois plus. De manière générale, quand je suis mal, je ne parle pas, je reste dans ma bulle, au début. Puis, je ressens le besoin d’en sortir: là, l’action est primordial, bouger, faire quelque chose, sortir de la pièce… Selon l’envie et l’inspiration. C’est à ce moment que je m’ouvre à nouveau et que je peux retrouver une sociabilité.

Parfois, le besoin de se défouler est présent, là encore, chacun y va de sa manière: par la force physique: le sport, par la voix, par l’écriture… Votre envie est juste et représente exactement ce qu’il vous faut. Expulsez la négativité. Sinon, elle stagne en vous, et fait naître rancœur, douleur…

Le piège

Oui, le piège: celui de se laisser gagner par la négativité et d’agir de manière impulsive mais créatrice de négativité supplémentaire. Le recul est super important. Pas toujours facile je sais, mais s’il vous plait, essayez.

Autre chose: je vois le risque de se couper des gens. Par exemple le besoin de se recentrer ne doit pas vous rendre asocial. La rancœur ne doit pas vous éloigner de vos amis, vos proches.

mots blessent blessure mal (2)

Et puis, ne faites pas l’erreur de vous victimiser, et de jeter la faute sur les autres. Cette tactique, bien que tant utilisée par quasiment tout le monde, n’est en aucun cas une solution. Prenez votre part de responsabilité. Et oui, si vous réagissez à des propos à votre encontre, c’est que vous avez quelque chose à régler, à soigner. Et ça, la personne en face de vous n’y peut rien souvent. Je dirais même qu’il arrive qu’elle n’en ai pas conscience. Et même si elle fait exprès d’appuyer là ou ça fait mal (souvent dans un cadre familial), il n’empêche que votre blessure vous appartient, et c’est à vous de la gérer. Laissez à cette personne le soin de gérer ses frustrations qui l‘a conduisent à ce comportement. Quand vous aurez pris soin de votre âme, les propos méchants n’aurons plus d’effet sur vous.

Et pour cela, le détachement, la prise de recul, de hauteur, et la compassion sont les clés.

Restez bienveillants, ouverts, et retrouvez votre sourire.

mots blessent blessure mal (4)

Partager l'article:
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1
    Partage

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.